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Lutter contre la peau grasse : 3 erreurs à ne jamais faire !

Lutter contre la peau grasse est une préoccupation quotidienne pour de nombreux individus, hommes comme femmes. Contrairement à une idée largement répandue, elle ne concerne pas uniquement les adolescents en pleine puberté. Jugée peu flatteuse en raison des brillances et des imperfections qui l’accompagnent, elle fait bien souvent l’objet de traitements inadaptés, qui ne font qu’aggraver la situation là où un seul mot d’ordre devrait primer : la douceur !

Pour prendre soin de votre peau séborrhéique ou acnéique, commencez par bannir les 3 erreurs suivantes de votre routine. Vous verrez rapidement une amélioration sur la qualité de votre épiderme.

Comment savoir si j’ai la peau grasse ?

Plusieurs signes caractéristiques, visibles à l’œil nu, peuvent vous aider à reconnaître un type de peau dite grasse.

Mettez-vous simplement face à votre miroir, à la lumière du jour, et prenez le temps d’observer votre épiderme : vous reconnaissez-vous dans les points suivants ?

La peau grasse est luisante

peau grasse visage

Si votre peau brille et semble suinter d’un liquide huileux, vous avez probablement une peau grasse. Pour vous en assurer, prenez un petit morceau d’un papier fin (type papier de soie) et appuyez-le quelques secondes sur votre front : si vous avez la peau grasse, vous devriez constater la présence d’une tache de gras sur le papier. Rassurez-vous : il n’y a rien de sale ou imputable à un manque d’hygiène là-dedans !

Cette fine couche qui recouvre votre faciès, c’est tout simplement du sébum. Cette substance est secrétée par les glandes sébacées et est essentielle à la bonne santé de votre peau puisqu’elle l’isole des agressions extérieures, notamment des bactéries. Ce film lipidique (lipides = acides gras), une fois mélangé à la sueur qui perle des glandes sudoripares, est à l’origine du film hydrolipidique (eau + lipides).

Toutefois, il arrive que sous la pression de facteurs internes (hormones, génétique, alimentation, âge) ou externes (agressions, routine inadaptée, traitements locaux), la peau produise plus de sébum que nécessaire, déséquilibrant le film hydrolipidique : c’est ce qu’on appelle une « hyperséborrhée« . Les pores se dilatent pour évacuer le sébum et sont très facilement visibles à l’œil nu, là où ils sont au contraire presque invisibles sur une peau sèche. Les zones les plus touchées par cette sécrétion excessive sont généralement le front, les ailes du nez et le menton, que l’on regroupe sous l’appellation « zone T ».

La peau grasse présente souvent des imperfections cutanées

En nous fondant sur la question de la sécrétion de sébum abordée ci-dessus, on peut distinguer deux types de peau grasse.

D’abord, la peau grasse à séborrhée fluente : le sébum s’écoule librement, sans boucher les pores et sans provoquer d’imperfections. La peau présente simplement un aspect luisant.

Dans certains cas, il arrive néanmoins que la qualité du sébum se dégrade et qu’il devienne trop visqueux pour s’écouler normalement par les pores. En parallèle, la couche cornée s’épaissit (hyperkératinisation). Les orifices sont bouchés par un excès de sébum et par la multiplication de cellules cornées : les points noirs et comédons ne tardent pas à apparaître. On parle alors de peau grasse à séborrhée rétentionnelle, qui passe dès lors du statut de peau simplement séborrhéique à peau acnéique.

Une peau acnéique de ce type peut également être sujette à une inflammation : les pores, déjà bouchés, sont colonisés par des bactéries. Le phénomène d’inflammation qui s’ensuit débouche sur l’apparition de gros boutons rouges douloureux ou purulents (pustules). C’est ce qu’on appelle l’acné inflammatoire. En cas d’acné rétentionnelle ou inflammatoire sévère, il est vivement conseillé de consulter un dermatologue pour mettre en place un traitement médical adapté. Rappelons, en effet, que l’acné compte parmi les maladies dermatologiques.

Quelles sont les erreurs à éviter pour lutter contre la peau grasse ou acnéique ?

On compte 3 erreurs communes à éviter pour lutter contre la peau grasse. On pourrait les résumer en une seule : ne pas considérer sa peau grasse comme une peau sensible !

Chercher à décaper ou dégraisser pour une peau séborrhéique

Bien souvent, le premier réflexe des individus victimes d’une hyperséborrhée est de chercher à « décrasser » leur peau. Bien sûr, cela paraît logique : puisque la peau sécrète trop de gras, on est vite tentés de songer à tout simplement retirer cet excès.

On trouve de nombreux produits dans le commerce ciblant spécifiquement ce type de peau : gommages détoxifiants, masques désincrustants, crèmes régulatrices ou matifiantes, nettoyants puissants, et même des accessoires de type brosse rotative pour aller chercher les impuretés en profondeur !

S’il n’y avait qu’une chose à retenir, c’est celle-ci : la peau grasse est avant tout une peau sensible ! Chaque traitement auquel vous l’exposerez, s’il ne respecte pas sa nature, entraînera automatiquement une réaction négative. Dès lors qu’une peau grasse est agressée ou asséchée par des traitements locaux, elle se défend en sécrétant à nouveau du sébum en masse : c’est ce qu’on appelle une « séborrhée réactionnelle » ou, plus couramment, un « effet rebond ». La règle d’or est donc la suivante : de la DOUCEUR !

Produits cosmétiques trop agressifs à bannir

nettoyage peau grasse
  • Les gommages mécaniques : les grains abrasifs contenus dans ces produits gommants stimulent les glandes sébacées. Préférez-leur les exfoliants enzymatiques, plus respectueux de l’épiderme.
  • Les détergents trop agressifs, comme les savons, ou formulés avec de l’alcool, des substances irritantes ou des tensioactifs (= agents moussants) trop décapants, en particulier le sodium laureth sulfate (que nous avions déjà évoqué dans mon dernier article).
  • Les produits contenant des actifs trop costauds : les huiles essentielles mal dosées, le soufre, le sel, etc.
  • Les crèmes sébo-régulatrices ou matifiantes : remplacez-les par de simples crèmes hydratantes, en vous assurant bien qu’elles ne contiennent pas d’ingrédients comédogènes (voir ci-dessous). Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’hydratation est essentielle pour prendre soin d’une peau grasse. Veillez à lui apporter quotidiennement sa dose d’actifs hydratants (eau) et nourrissants (gras).
  • Les masques qui sèchent sur la peau : dirigez-vous plutôt vers des masques purifiants qui ne sèchent pas pendant le temps de pose, ou vers des « sheet masks » (masques en tissu ou en gel).
  • Les gadgets beauté : les nouvelles brosses à poils en silicone ou synthétiques que l’on voit fleurir un peu partout, qu’elles soient manuelles ou électriques, n’égaleront jamais la douceur de vos mains !

Appliquer des produits comédogènes sur une peau grasse

Les ingrédients qui composent les cosmétiques de votre routine quotidienne ne sont pas forcément adaptés à votre type de peau. Il est donc primordial de prendre conscience qu’en cherchant à améliorer l’état de votre épiderme, vous pourriez obtenir l’effet inverse si vous utilisez des substances controversées.

C’est le cas si vous appliquez des ingrédients dits « comédogènes ». Dans ce terme, vous retrouvez « comédon »… et ce n’est pas un hasard ! Il s’agit de substances particulièrement occlusives, qui bouchent les pores de votre peau et favorisent l’apparition de boutons et autres joyeusetés. Il s’agit souvent de matières particulièrement grasses. Du reste, toutes les peaux ne réagiront pas de la même manière à un ingrédient défini.

Attention toutefois : « gras » ne signifie pas « mauvais pour la peau » ! Votre épiderme a besoin d’eau, certes, mais aussi d’acides gras. D’ailleurs, il est d’usage de dire que si l’on apporte du gras à une peau grasse, elle régulera d’elle-même sa production de sébum. Cet apport doit rester modéré, et je vous encourage à privilégier une émulsion huile dans eau plutôt que eau dans huile, qui est trop riche. Bien entendu, choisissez une ou des huiles non comédogène(s) !

Quelques exemples d’ingrédients comédogènes :

ingrédients comédogènes
  • Certaines huiles végétales : huile de coco (cocos nucifera oil), huile de germe de blé (triticum vulgare germ oil), huile d’argan (argania spinosa kernel oil), huile de noisette (corylus avellana seed oil), huile d’amande douce (prunus amygdalus dulcis oil), huile de noyau de pêche (prunus persica kernel oil), huile de bourrache (borrago officinalis seed oil), etc.
  • Les beurres et cires : beurre de cacao (theobroma cacao seed butter), beurre de karité (butyrospermum parkii butter), cire microcristalline (cera microcristallina), lanoline (lanolin), cire d’abeille (cera alba), etc.
  • Les extraits d’algue : alginate de sodium (algin), extrait d’algue (algae extract), carraghénane (carrageenan), algue rouge (red algae), etc.

Exposer sa peau acnéique ou grasse au soleil

On entend régulièrement que le soleil est un précieux allié pour venir à bout d’une crise d’acné. Les jours suivant l’exposition, les boutons sont effectivement asséchés et le teint net. Mais cette amélioration n’est que temporaire. Les rayons UV agressent la peau et l’obligent à déployer un mécanisme de défense : une hyperkératinisation se met en place. La peau s’épaissit, l’écoulement du sébum est perturbé, puis le phénomène de rétention séborrhéique progresse jusqu’à la poussée d’acné.

Il y a également un autre paramètre à prendre en compte lorsque l’on envisage une exposition solaire malgré sa peau grasse : les filtres UV, présents dans les crèmes solaires, sont comédogènes ! À cela s’ajoute le fait qu’ils sont souvent associés à d’autres composés cosmétiques également comédogènes, généralement destinés à faciliter la pénétration de la lotion ou à laisser un fini mat. Et on ne s’en sort plus !

Rassurez-vous : il existe d’autres solutions pour protéger votre minois sans devoir vous résoudre à bourgeonner au retour de vacances. Je vous incite à jeter un œil du côté des filtres minéraux (oxyde de zinc et dioxyde de titane) et des poudres à SPF. Je pense notamment au « Halo » de Moss Skincare ou au « Powder me SPF 30 » de Jane Iredale.

Que retenir ?

Le résumé des points-clefs de l’article.

peau visage
  • La peau grasse et/ou acnéique doit être traitée comme une peau sensible
  • Pour lutter contre la peau séborrhéique, hydratez-la quotidiennement avec une émulsion légère (huile dans eau)
  • Bannissez les produits décapants, asséchants ou agressifs de votre routine de soins
  • Traquez les ingrédients comédogènes dans les listes INCI
  • Évitez d’exposer votre peau au soleil.

Et vous ?

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  • Que faites-vous pour prendre soin de votre peau grasse au quotidien ?
  • Avez-vous déjà commis l’une (ou plusieurs…) de ces erreurs ?
  • Venez papoter en commentaires ! 🙂

Article rédigé par Hélène Betoux.

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